
Je suis sur les rotules, mais heureuse : j’ai enfin achevé d’écrire mon premier jet, mardi dernier !
Depuis la dernière fois que je vous ai écrit, j’ai travaillé tous les jours d’arrache-pied dessus, en ayant parfois l’impression que je n’arriverai jamais à le terminer. En même temps, le texte s’est avéré un peu (beaucoup) plus long que ce que j’avais prévu.
Pour tout vous dire, le premier jet de mon premier roman faisait 66 000 mots. Au moment de la publication, il s’était bien étoffé, puisque le texte final fait 78 000 mots.
Qu’en est-il du prochain roman, alors ? Eh bien, le premier jet fait 93 000 mots ! Je dois dire que je suis encore un peu surprise au moment de vous l’écrire. C’est un beau bébé ! Je savais qu’il serait plus volumineux que le premier, mais je ne pensais pas à ce point ! Bon après, on verra comment cela va évoluer au moment des corrections. Je vais sûrement réduire certains passages, mais je sais que je vais en développer d’autres, donc pour le moment, je n’ai aucune idée de la taille finale du texte.
En attendant, le fait de vous écrire ce petit bilan chiffré me fait réaliser quelque chose de très important. J’ai passé les dernières semaines à me mettre la pression parce que je comparais le temps que je mettais à écrire ce livre au temps qu’il m’avait fallu pour le premier. Je savais bien que ce n’était pas la même chose, que le récit était plus complexe, mais n’empêche, je m’en voulais. Ce n’est que maintenant, en comparant la taille des deux manuscrits, je me dis que vraiment, ce n’est pas comparable !
Au final, j’ai quinze jours de retard sur mon planning. Je me suis trituré les méninges, mais je ne peux pas envisager de réduire le temps que j’ai prévu pour mes corrections (quatre semaines), cela signifie donc que si tout va bien, j’enverrais donc le texte aux bêta-lecteurs autour du 15 mars. Je suis vraiment désolée de ce délai, mais je veux me laisser suffisamment de temps pour corriger le texte et vous proposer quelque chose de qualitatif. D’ailleurs, j’en profite pour vous remercier pour toutes vos candidatures. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de propositions !
Sinon, je devais vous parler des corrections cette semaine, mais pour être tout à fait honnête avec vous… Je ne les ai pas commencées. Après avoir terminé d’écrire, je me suis offert quelques jours de relâche sur le texte. Non seulement pour m’occuper de toutes les choses que j’ai négligées pendant mon sprint d’écriture, mais également pour prendre un peu de recul sur mon texte.
Demain, j’ai prévu de m’atteler aux toutes premières étapes de la phase de corrections. Tout d’abord, je vais refaire le point sur mes intentions d'éciture pour ce roman : quelles émotions je veux faire passer, quelles sont les grandes thématiques que je veux aborder, quel style d’écriture, etc. Certaines intentions sont déjà évidentes : je veux un style fluide, facile à lire, et que ce soit un roman qu’on dévore, grâce au dosage du suspense. Mais, je vais creuser la question, pour être parfaitement au clair sur l’ensemble de mes objectifs en tant qu’autrice sur ce livre.
Ensuite, une fois ces intentions bien en tête, je vais commencer la lecture du manuscrit, comme si je le découvrais pour la première fois. Ce qui est un peu le cas d’une certaine façon ! Je vais annoter tout le texte au fil de ma lecture : ce qui me fait grimacer, ce que je trouve chouette, ce qui serait à développer. Pendant cette étape, je me mets vraiment à la place du lecteur, pour observer l’effet que le texte produit. Je ne corrige rien, je me contente de noter mes impressions et mes remarques. Ce n’est qu’ensuite que je vais rentrer dans des analyses plus techniques et les corrections à proprement parler… Mais ça, ce sera le sujet de la prochaine lettre !
Pour aujourd’hui, avant de vous quitter, j’ai envie de vous parler de mon dernier week-end, que j’ai passé du côté de Brest. Ça a été l’occasion de faire des repérages complémentaires pour le roman. Cela faisait un drôle d’effet de marcher dans les pas de mon héroïne, qui m’a semblé encore plus réelle. J’ai déambulé dans Saint-Renan, marché le long la Penfeld, pris le téléphérique, visité le Musée de la Marine… Une vraie touriste !




Bref, c’était un week-end formidable, riche en émotions. Au musée, j’ai particulièrement adoré l’exposition sur Brest au 18e siècle, qui n’avait strictement rien à voir avec mon roman actuel, mais qui a enflammé mon imagination… Au point de me donner envie d’écrire une histoire qui se déroulait à Brest à cette époque ! J’ai pris quelques notes, je verrais ce que j’en ferais ensuite. J’ai trop d’idées de roman et pas assez de temps pour les écrire !
D’ailleurs, j’en ai un à terminer… Allez, j’y retourne !