
Après avoir lu mon livre, un de mes lecteurs m'a dit :
"Mais voyons, Léonie, Paris n'a jamais été bombardé pendant l'Occupation, c'est bien connu !"
Alors, certes, Paris a échappé en grande partie aux bombardements, et son sort n'a rien à voir avec ce qu'a connu Brest, par exemple. Cependant, Paris a bien connu des bombardements intra-muros.
Dans le roman, le bombardement que j'évoque a bien existé, et il m'a bien entendu été raconté par la personne qui a inspiré le personnage de Pierre. Il s'agit du bombardement allié de la nuit du 20 au 21 avril 1944.
Il a commencé un peu après minuit et a duré jusqu'à 2 h du matin, en deux vagues successives. Les Britanniques et les Américains ont lâché près de 2000 bombes, avec l'objectif de détruire la gare de triage de La Chapelle, et freiner ainsi le déplacement des troupes allemandes.
Les bombes ont touché le sud de Saint-Ouen et de Saint-Denis ainsi qu'une partie du 18e arrondissement.
Le bilan est estimé à 377 blessés et 641 morts.

Par Bundesarchiv, Bild 146-1994-033-18 / Hneyr, R. / CC-BY-SA 3.0, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5483596

Le site propose un certains nombre de photographies et de documents d'époque (plan, recensement des victimes...).

Un article de près de 5 pages sur ce bombardement et ses conséquences à Saint-Denis.