
Pendant la lecture, beaucoup d'entre vous se sont demandé où j'allais avec mon enquête de contre-espionnage...
J'avoue que je me suis un peu (beaucoup) amusée !
Cette enquête me semblait un excellent prétexte pour attirer Pierre hors de chez lui, et le contexte militaro-industriel de la ville de Brest ainsi que l'actualité géopolitique se prêtait particulièrement bien au jeu.
Pour la construction de l'intrigue d'espionnage, j'ai essayé de m'inspirer très fortement de faits réels, notamment concernant les techniques des espions russes en France.
Pendant ses recherches, Zoé a donc pu consulter les articles de presse suivants :
(oui, je suis une grande fidèle du journal Le Monde !) - vous pouvez accéder aux articles en cliquant sur les images
De même, le livre que Zoé trouve à la librairie et qui l'encourage à poursuivre son enquête existe réellement :
Les Moujiks - La France dans les griffes des espions russes
de Romain Mielcarek
« Bonjour, je m’appelle Sergueï. Je cherche à rencontrer du monde et à mieux connaître Paris. » Cette enquête commence par hasard, lorsqu’un agent secret russe tente de recruter Romain Mielcarek. Pour l’auteur, l’occasion est trop belle de plonger dans les basfonds du renseignement où s’affrontent services russes et contre-espionnage français.
Enfin, j'ai bien évidemment été visité le site de la DGSI.
Et vous savez quoi ? Ils mettent en garde contre le recrutement via les sites comme Leboncoin et il y a vraiment un formulaire de contact sur leur site pour signaler une suspicion d'espionnage !
Une fois que j'avais décidé de partir sur l'idée d'une espionne russe recrutant sur Leboncoin un jeune et innocent ingénieur, il me fallait trouver un projet à espionner. Plutôt que de l'inventer de toutes pièces, j'ai préféré en chercher un vrai...
J'ai dû fouiller un peu, puisque - curieusement - Naval Group et la Marine nationale font relativement peu de publicités sur leurs projets innovants.
Extrait de l'article :
Ou encore avec Seagnatures, un projet déjà bien avancé qui vise à maîtriser la « signature » des bâtiments de guerre, c’est-à-dire la manière dont ils sont perçus. On parle de signature acoustique, magnétique et électrique. « C’est ce qui rend un navire indiscret, donc c’est un vrai facteur de performance militaire », commente Stéphane Jubert, l’un des deux porteurs de projet.
À l’aide d’un drone qui survole leur embarcation, les marins peuvent eux-mêmes contrôler la signature de leur bateau, sans passer par l’une des bases fixes. « Le projet n’avançait pas, on s’est pris quelques murs. Avec l’accompagnement de l’open lab, on a fait un bond en avant », décrit Grégory Kerbrat, le deuxième entrepreneur. Les essais en bassin ont été concluants. La finalisation du projet Seagnatures est prévue pour mi 2026.
Juste avant la parution de mon roman, un blog spécialisé a publié un article sur projet :