Vendredi 1er mars 2024

Le début des corrections

Comment allez-vous ?

De mon côté, tout va bien, ou devrais-je dire tout va mieux !

Comme prévu, j’ai commencé la relecture de mon premier jet il y a quinze jours. À la fin de cette relecture, j’en ai tiré les conclusions suivantes :

• Mon texte a beaucoup de potentiel

• Il y a de très bons passages

• Il y a de très, très mauvais passages

• Il y a des chapitres entiers à supprimer ou à réécrire

Je vais donc avoir beaucoup de travail de correction et de réécriture. Je trouve mon histoire très chouette (heureusement, me direz-vous !), mais pour le moment, le manuscrit n’est qu’un pâle reflet de ce que j’ai en tête. C’est excessivement frustrant (et un peu déprimant au début). 😓

J’ai commencé un document sous Word, chapitre par chapitre, pour noter toutes les corrections que je veux apporter. C’est ma méthode pour corriger : j’analyse les forces et les faiblesses du texte puis je réfléchis à la manière d’y remédier. Parfois, je réécoute des masterclass d’écriture sur des sujets précis pour m’aider à déterminer comment améliorer certains aspects.

Bref, tout ça pour dire qu’il y a une semaine, j’ai constaté que je n’avais pas encore modifié un seul mot de mon texte et que la bêta-lecture était dans 3 semaines.

J’ai commencé à paniquer.

Gros dilemme : me hâter de corriger pour respecter le calendrier que je m’étais fixé et que j’avais annoncé ou bien renoncer à mon planning pour consacrer plus de temps aux corrections ? J’ai mis 4 jours à me décider et à réaliser que ma priorité était bien entendu la qualité de mon roman. Il fallait que je m’accorde du temps.

J’ai donc écrit un petit mail à mes bêta-lecteurs pour leur annoncer que j’étais horriblement gênée, mais que je ne transmettrais mon roman qu’à la mi-avril. Au final, presque tous m’ont répondu et ils ont été adorables et compréhensifs. Cela a été un tel soulagement !

Depuis, je me sens libérée, et j’ai le sentiment de pouvoir prendre le temps nécessaire pour travailler sur mon texte comme je le souhaite. Je me suis même offert le luxe de quelques sessions de jardinage entre deux averses pour m’aérer la tête.

En ce moment, je travaille exclusivement sur les personnages et l’intrigue. Plus tard, je me pencherais sur tout ce qui concerne les descriptions de lieux et d’ambiance, puis je terminerais le travail de correction en m’attardant sur le rythme et le style. Cela me fait donc trois étapes de travail bien distinctes.

Sur les personnages, j’avais déjà bien travaillé dessus en phase de préparation. Mais au fil de l’écriture, ils ont gagné en profondeur et j’ai parfois eu des idées tardives que je veux creuser davantage et utiliser plus tôt dans le roman. Je me suis aussi rendu compte que si j’avais beaucoup travaillé leur psychologie et leur histoire personnelle, j’avais été plus légère concernant leur caractérisation : comment ils se comportent, parlent… Par conséquent, je trouve que j’ai été assez maladroite sur les premiers chapitres, alors que c’est le moment où vous découvrez les personnages.

Je pense que c’est la partie où je vais avoir le plus de corrections. Pour aller au fond des choses, j’ai entièrement réécrit les fiches de mes trois personnages principaux :

• Zoé, la lycéenne

• Son oncle Matthias, chez qui elle habite

• Son voisin Pierre, le fameux petit vieux qui a fait le tour du monde.

J’en ai profité pour m’interroger sur la manière de les approfondir encore davantage. Ce retour en arrière sur leur conception m’a permis de trouver de nouvelles idées dont je suis particulièrement satisfaite. Mes personnages sont maintenant encore mieux que ce que j’avais imaginé à l’origine ! Ils sont plus épais, plus complexes, plus nuancés. Chacun a un type d’humour bien particulier – c’est très important l’humour pour moi !

Concernant l’intrigue, je suis assez sereine. Je crois que c’est ce que j’ai le mieux réussi dans le premier jet. Par moments, je me suis moi-même surprise à tourner les pages sans noter quoi que ce soit, tellement j’étais prise dans l’histoire. J’ai été obligé de revenir en arrière pour analyser le texte. Quant à mon alpha-lectrice, elle a mis beaucoup de « whaouh ! » sur le dernier quart du roman. C’est bon signe, non ? 😄

Bon pour le coup, j’ai beaucoup, beaucoup travaillé sur l’intrigue avant de me lancer dans le premier jet ! Comme quoi, la préparation, ça fonctionne ! Enfin, je n’en serais vraiment certaine que quand vous l’aurez lu ! 😉

Depuis hier, j’ai commencé à réécrire le prologue, je rentre donc enfin dans la phase de correction active.

Cela m’a rappelé pourquoi j’aimais autant les corrections. Mon prologue initial avait de bonnes idées, mais je trouvais qu’il y avait des maladresses, des déséquilibres. Je faisais la grimace en relisant. Sur ma nouvelle version, j’ai beaucoup plus réfléchi à mes intentions, et à la manière dont je voulais le raconter. J’ai même été relire une dizaine de prologues d’auteurs que j’admire pour déterminer ce qui me plaisait dedans et ce qui pourrait m’inspirer. J'écris en toute conscience, je prends le temps de peser chaque mot, je réécris dix fois certaines phrases, pour exprimer exactement l’idée et la tonalité que je souhaite. Et quand j’y arrive, c’est le bonheur ! ✨

Alors que le premier jet, j’ai l’impression d’extraire de la glaise pour donner forme à mon récit, pendant les corrections, j’ai vraiment le sentiment de ciseler un joyau – ou du moins ce que j’espère transformer en joyau !

Voilà donc où j’en suis, et pourquoi je suis de bonne humeur !

J’espère que tout va bien pour vous et je vous dis donc à dans quinze jours pour la prochaine lettre, ou plus tôt si vous avez des questions ou des commentaires sur celle-ci.

Je vous souhaite un très bon week-end !

Léonie